Les startups Prêt à Pousser

8 raisons d’être salarié en start-up

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Guilhem Ménard
Écrit par Guilhem Ménard

En dehors d’une partie de Ping Pong une fois par semaine, quels sont les raisons rationnelles de devenir salarié en start-up ?

J’ai fait le choix en sortant d’école de commerce de travailler en start-up. Après un stage de fin d’études de 6 mois, j’ai été le premier employé, en tant que business developer, d’une jeune pousse qui compte désormais 10 salariés. Cela fait maintenant 2 ans que je travaille chez Prêt à Pousser.

J’écris cet article pour faire le bilan d’une expérience personnelle réussie, et pour inciter ceux qui doutent à tester le salariat en start-up. J’insiste dans cet article sur les points positifs du travail en start-up, car cette expérience a été enthousiasmante pour moi. Néanmoins je n’occulte pas les aspects négatifs du travail en start-up, car ils existent.


1. Mettre du sens dans son travail

 

Depuis le début de mes études, j’ai su que je ne voulais pas travailler pour une entreprise du CAC 40. Contribuer à 0,01% de la croissance d’un géant, pour faire fructifier l’argent investi par des actionnaires ne m’a jamais intéressé.

Le propre d’une start-up est de proposer une manière de travailler différente, de questionner un mode de production, de consommation ou de distribution dans un domaine particulier. C’est une manière de repenser l’entreprise, en retravaillant ses bases.

Travailler pour une start-up, c’est travailler avant tout pour une mission. La mission de Prêt à Pousser est de réintroduire la nature dans la cuisine, pour proposer aux citadins des aliments de qualité et bons pour la santé. Cette mission m’a attiré, car elle diffère des missions génériques et bullshit proposées par les grandes entreprises.

Si vous êtes en accord avec les fondements de la mission proposée par une start-up, foncez, car c’est cette mission qui donnera du sens à votre travail.

2. Pas une minute d’ennui

 

Travailler en start-up, c’est rompre avec l’ennui.

En start-up, chaque minute compte pour construire l’entreprise et lui permettre d’atteindre une phase de stabilité. Votre temps, en tant qu’employé, est compté. Vous évitez donc les réunions interminables, les formations soporifiques, et les rendez-vous inutiles.

Cette constante pression de croissance peut être oppressante, car les contraintes financières et temporelles d’une start-up empêchent parfois de mener avec zèle des projets, pour se concentrer sur le coeur d’activité de l’entreprise.

Toutefois c’est un vrai plaisir de savoir que votre journée a été efficace, que vous avez optimisé votre manière de travailler, et que vous ne vous êtes pas ennuyé une seule seconde.

3. Comprendre la base d’une entreprise

 

Travailler en start up permet de comprendre le fonctionnement d’une entreprise, et comment se structure un projet commun à partir de zéro. Une entreprise est avant tout un projet humain qui fédère ses acteurs autour d’un objectif commun.

En travaillant en start-up, vous obtenez la réponse à de nombreuses questions qui sont à la base de l’entreprise :

  • Comment fédérer une équipe autour de projets collectifs ?
  • Comment concevoir et commercialiser un produit ou un service ?
  • Comment est fixé le prix d’un nouveau produit ou service ?
  • Comment définir une stratégie de communication et l’appliquer ?
  • A quel moment recruter et pourquoi ?
  • Comment financer son activité ? Etc.

Vous avez, en tant que salarié, accès en transparence à un grand nombre d’informations qui permettent de comprendre les mécanismes internes de l’entreprise.

Comprendre en détail le fonctionnement d’une petite entreprise permet de mieux comprendre le fonctionnement d’organisations plus importantes. C’est un atout fort pour prendre du recul sur le monde de l’entreprise.

4. Apprendre 10 métiers différents

 

Un employé en start-up est forcément polyvalent.

Voici à titre d’exemple une liste non exhaustive des différents métiers que j’ai pu effectuer depuis 2 ans chez Prêt à Pousser :

  • Chargé de communication
  • Manutentionnaire
  • Responsable des Relations Presse
  • Responsable grand compte et marketing produit
  • Secrétaire de direction
  • Chargé de contrôle qualité sur les kits à champignons
  • Vendeur sur le terrain
  • Responsable d’une campagne de crowdfunding
  • Babysitter de plantes
  • Graphiste

To be continued…

Si vous détestez les travaux manuels, et que vous avez besoin de l’aide d’un assistant personnel pour vous sentir à l’aise dans votre travail, alors la start-up n’est pas faite pour vous.

Néanmoins, si vous aimez varier tâches stratégiques et opérationnelles, si vous ne rechignez pas à faire du travail manuel, si vous aimez toucher à tout et surtout beaucoup apprendre, rejoignez une start-up !

5. Participer à une aventure

 

Voici quelques chiffres sur les avancées de Prêt à Pousser entre septembre 2014 et décembre 2015 :

  • De 0 employés à 11.
  • D’un chiffre d’affaires de 0 € à 1 000 000 €.
  • De 0 à 30 000 clients.
  • De 0 à 500 retombées presse
  • De 0 à 350 distributeurs

Ces données illustrent la communauté que nous avons fédéré autour de nos créations. Nous avons construit ensemble une équipe, une marque, une communauté, et intégré un réseau d’acteurs autour de l’entreprise. Tout cela en partant de zéro.

En participant à une start-up, vous participez à une aventure. Et votre contribution dans ce projet commun est essentielle. La petite taille de votre structure fait que, sans vous, le projet n’aurait pas pris la même forme. Vous avez la satisfaction de créer et de construire un projet au quotidien.

6. Fini le casual Friday

 

En start-up, le casual Friday, c’est tous les jours. Ce n’est pas un mythe, dans de nombreuses start-up, les relations sont plus détendues entre salariés, et l’épanouissement au travail est plus important.

Prêt à Pousser rentre dans cette case :

  • Le dress code n’a aucune importance chez nous.
  • L’organisation est très peu hiérarchique.
  • L’équipe est jeune, à fond pour le projet. Nous allons tous ensemble boire des verres régulièrement.
  • Nous jouons régulièrement aux fléchettes, et nous avons une table de ping pong (qui sert plus à planter des graines qu’à échanger des balles néanmoins).

J’avais eu, lors d’expériences professionnelles passées, l’impression de mettre de côté un aspect de ma personnalité au travail. Cette sensation désagréable, je ne l’ai jamais eue chez Prêt à Pousser. C’est un vrai plaisir de ne pas devoir se travestir en arrivant au travail le matin.

7. Les désavantages sont peu nombreux

 

Certains inconvénients du travail en start-up sont mis en avant dans certains articles. Voici la checklist des désavantages souvent mis en avant dans les start-up, qui ne le sont pas forcément (en tout cas chez Prêt à Pousser) :

Un salaire bien inférieur à la moyenne

J’ai initialement été payé 800€ par mois en stage de fin d’études, 23K€ brut+ 3K€ de variable pendant les six premiers mois d’embauche, puis 32K€ brut+ 6K€ de prime depuis Janvier 2015.

Le salaire est donc en effet inférieur aux moyennes annoncées du marché pour un jeune diplômé d’école de commerce.

Néanmoins, lorsque je compare mon salaire à la plupart de celui de mes amis sortis également d’école de commerce, il est légèrement au dessus de la moyenne.

Par ailleurs :

i. Le salaire croît rapidement en fonction de l’évolution de la start-up.

ii. La possibilité de prendre des parts dans l’entreprise, qui dépend de la politique de la start-up, est un autre outil de rémunération du travail qui peut être fortement compensateur du travail fourni.

Des horaires à rallonge

Le travail en start-up demande une implication forte. Il faut avoir conscience que le projet est en perpétuelle croissance et que la sortie n’est pas à un horizon de quelques mois.

Le travail est donc intense. Les horaires sont extensibles, autant sur le lieu de travail que pour la participation à des évènements externes le soir, ou les week-end. Les journées sont bien chargées.

Je considère cet investissement comme le pendant de la participation à l’aventure. C’est la raison pour laquelle il faut être satisfait de ses conditions de travail : accord avec la mission de l’entreprise, ambiance de travail, salaire ou participation au capital de l’entreprise.

En faisant le même exercice de comparaison avec mes proches sortis d’école de commerce, je constate que dans la vie d’un jeune diplômé, le travail prend toujours une place conséquente.

Insécurité de l’emploi

Il y a un risque à travailler en start-up : une probabilité plus élevée que dans d’autres entreprises que la structure ferme ses portes sans crier gare. C’est vrai. Vous devez donc vous questionner sur la santé financière de la structure que vous intégrez avant de faire votre choix.

8. Get a boost of energy

 

Les fondateurs de start-up sont bourrés d’énergie et prêts à se donner à 100% pour leur projet.

Or l’énergie est contagieuse. Elle donne des forces.

Travailler en start-up, c’est comme boire un shot de Red Bull tous les matins.


J’espère que cet article vous aura mis l’eau à la bouche pour travailler en start-up !

Je serai ravi de connaître vos réactions sur cet article en commentaires.

Si vous voulez ramener de l’étonnement dans la cuisine, rejoignez-nous ! Prêt à Pousser recrute en CDI : pous.se/recrutementsencours

 

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À propos de l'auteur

Guilhem Ménard

Guilhem Ménard

Writer et dealer d'olives @PrêtàPousser

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